mercredi 23 juillet 2008

Le temps passe si vite

Nous sommes rendus à notre dernière semaine d'intervention sur le Play, la semaine prochaine nous entrons dans la phase d'évaluation et de formation. Le temps passe si vite...

Mais que s'est-il passé la semaine dernière? Tant de choses...
Permettez-moi de vous faire un résumé grosso modo puisque vous avez certainement bien compris comment se passaient nos semaines?

En résumé la semaine dernière sur
Le Play: il y a eu beaucoup d'enfants, davantage de dominicains que la semaine précédente. La discipline et les consignes sont de plus en plus intégrées. On continue les routines et ça donne de bons résultats. Les notions de partage, de créativité, de leadership, de confiance en soi, etc, sont amenées lors des activités et des changements se voient davantage dans certains groupe d'âge. Curieusement, les enfants sont comme partout ailleurs, la pleine lune a un effet sur leur comportement et la chaleur ... devient de plus en plus chaude...

La Formation: Cette semaine, ce fut le temps de la préparation de la fête. Les pancartes et les choix musicaux se font. Les jeunes ont choisi la salle où allait se tenir la fête et choisi le DJ de la soirée. C'est en plus des ateliers sur la communication et maintenant les périodes de jeux font place aux jeunes qui expliquent les buts du jeu et le déroulement... Dire qu'il n'y a pas deux semaines, aucun d'eux ne se seraient risqués à vouloir faire cette tâche. Et aujourd'hui, c'est même eux qui s'offrent à le faire.

La communauté: la semaine 3 d'intervention en terme d'aide à la communauté en fut une de marquante. Comme vous avez pu lire dans le récit de la semaine 2, il y a une mobilisation afin de créer une rampe d'accès pour un homme qui est en fauteuil roulant et qui ne peut sortir de chez-lui depuis maintenant 12 ans et 9 mois. Ainsi, le comité de développement s'est impliqué le samedi pour venir chercher les pierres et le gravier qui nous semblaient suffisant pour le travail à accomplir. Le jeudi à 8h00 nous étions tous au poste pour aider à la mise en place avec un Italien-suisse-Français architecte qui travaille sur des chantiers en République dominicaine. Se fut une grosse journée, qui a demandé de retourner chercher des pierres et du gravier à deux reprises. Nous avons eu l'aide des gens de la communauté et du bateye pour effectuer le travail, et à 19h00 tout était terminé, il ne restait plus qu'à laisser sécher le ciment. Le lendemain il pouvait sortir seul de chez-lui... Une autre vie qui commence. Mais nous ne pouvions être là pour sa première expérience puisque à 8h00 nous partions pour la Capitale, découvrir une parcelle de nos racines.

Du côté du comité de développement, lors de la rencontre de jeudi, c'est Dave qui a présenté le compte rendu de la semaine. Il a très bien fait cela. Nous demandions au comité s'il était possible qu'il y ait 2 à 3 personnes pour nous aider pour faire de la surveillance lors de la fête des ados. Non seulement ils ont dit oui, mais ils ont dit qu'ils seraient encore plus nombreux...

Le Voyage à Santo Domingo est ce qui a terminé notre semaine. 4 h00 d'autobus voyageur à l'Air climatisé et à une série de film de Jean-Claude Van Dame. Ça peut être long. Sinon, il s'agissait de l'évaluation mi-projet et d'une découverte splendide, un vieux Québec encore plus vieux. Nous avons effectué la visite de la Catedrale Primida, la Fortereza et l'Alcazar de Diego Colon. Sinon l'architecture et les rues sont typiques et permettent de s'imbiber de l'époque.

Si vous souhaitez voir de nouvelles photos vous pouvez sur le lien ci-joint et vous serez en mesure de profiter quelque peu de notre expérience.
http://www.flickr.com/photos/28114386@N07/

Les photos de Santo Domingo suivront sous peu...

jeudi 17 juillet 2008

De nouvelles photos sur Flickr

Pour voir quelques images de la première semaine d'intervention, cliquez sur ce lien. http://www.flickr.com/photos/28114386@N07/

Bientôt des photos nouvelles photos des autres beaux moments de nos interventions et de nos rencontres.

mardi 15 juillet 2008

Le Mot de Dave 2


L’invitation de continuer.
Chers gens du Québec,
Je prends de plus en plus confiance à m’exprimer en espagnol. Oui c’est dur, mais je me fais comprendre et je parle beaucoup avec mon cœur. On dirait que les gens s’en aperçoivent et le ressentent aussi. L’autre jour, il y avait un enfant de 12 ans prénommé Anderson. J’avais remarqué qu’il était très agressif. J’essayais de lui dire d’arrêter de bousculer les autres. De plus, qu’il est un leader au sain du groupe d’ami, il dégageait cette négativité qui nuisait aux autres enfants qui espéraient s’amuser. Un moment donné, un enfant était triste et j’essayais de lui parler et il ne voulait entendre. Anderson vient vers moi et je lui expliquais en espagnol : « Que pasa? Cuando yo miro una personna triste, yo soy triste. » Il me regarde et il semble être touché par ce que je viens de dire. Il va voir le garçon triste et lui donne une tape sur la tête et j’ai compris qu’il voulait le réconforter. De plus, aujourd’hui, deux gamins se battaient. J’ai vu Anderson arriver en faisant des becs d’amoureux avec sa bouche. Il prit la main des deux garçons et les invita à se serrer la main. J’ai trouvé cela génial. Il a démontré sa volonté d’avoir un environnement sans bagarre et grâce à son initiative, cela me prouve qu’il a senti l’invitation de continuer.
Dave

lundi 14 juillet 2008

Mot de Thierry 2


Des gens extraordinaires ...
Après 3 semaines en République-Dominicaine, j’ai eu la chance de rencontrer des gens extraordinaires et des jeunes passionnés. Par exemple, la grand Willy (parce qu’il y a le petit), 13 ans, est un leader qui doit souvent s’occuper de sa famille et qui adore joué au soccer. C’est un enfant génial qui à chaque fois qu’il se met à rire tombe sur les autres et les autres font de même. Il se demande déjà quand je vais revenir. C’est, de plus, le premier grand qui nous a aidé pour que les jeunes qui ne parlent que créole comprennent. Ensuite il y a Ricardo, le président du comité de développement de Muñoz qui m’a souvent dit que mon parrain Dominicain, Chino, pense croche, mais je crois que c’est lui qui a les femmes à l’esprit. Il ne faut tout de même pas se laisser à des conclusions hâtives sur cet homme brave, fier et généreux. Ces discours remplis d’espoir pour la communauté ainsi que de toutes les actions concrètes qu’il entreprend. Finalement, il y a Lucxon, un jeune de 24 ans qui vient aider les jeunes sur le play à apprendre comment bien jouer au soccer. Garçon plein de charisme et d’humour qui est toujours prêt à aider le groupe. Il y a bien entendu encore bien des personnes dont je voudrais parler, mais ça peut être extrêmement long. De plus, j’aimerais rajouter que les habitants de Sun camp sont chaleureux et serviables. En bref, on a une brochette de gens épatants qui ne rêvent que de nous aider à réaliser notre projet.


Thierry

Déjà 2 semaines d'intervention de complétées

Semaine 2 : Début de l’intervention

Après avoir atterri et s’être acclimaté, une grosse semaine attendait le groupe.
Dimanche le 29 juin. Dans la journée, il était prévu que nous irions au baseball au terrain de Muñoz, mais la pluie n’ayant cessé l’activité fut annulée. Ce temps diluvien a permis au groupe de préparer la programmation des activités pour le Play ainsi que la formation pour les jeunes de la semaine.
Lundi le 30 juin. 8h30 rassemblement des participants pour le départ sur le Play. Nervosité, hâte et esprit de groupe sont au rendez-vous. 9h00 arrivée sur le Play. Plusieurs enfants viennent avec nous. 9h05. Première activité, première blessée. Nous devons aller porter Bianca à l’hôpital, elle est tombée sur une roche et sa blessure exige des points de suture. Pour le reste du groupe, c’est la prise de contact avec les enfants, de leurs comportements et de leur distinction. Nous regardons la séparation naturelle des groupes. Les grands, les petits, les garçons et les filles. Plus d’une vingtaine de jeunes se joignent à nous. Diverses activités ont lieues. Nous nous rendons rapidement compte que les enfants ont besoin d’attention, que nos 5 doigts de la main ne sont pas suffisants. Les bousculades sont nombreuses, les coups entre eux aussi. 11h45 c’est le départ. Des enfants nous raccompagnent jusqu’au bout du petit chemin et nous leurs disons à demain.
17h00 Arrivée à l’école de Muñoz, où se tiendront les formations pour adolescents et jeunes adultes. 18h00 Début de la formation. Une fois de plus, nous pouvons compter sur plusieurs personnes présentes. Ce soir, c’est une prise de contact. Des jeux sont organisés pour apprendre à se connaître. 19h00, c’est terminé. La glace est cassée.
Mardi 1 juillet. La division des groupes selon les affinités des participants du groupe étant établie, c’est un nouveau départ pour les activités sur le « play ». 9h00 Déjà, les enfants participent mieux aux activités de la journée. Ce n’est pas le Pérou, mais c’est un début. 11h45, les enfants sont fatigués, il fait chaud, c’est le temps de se dire à demain.
17h00 Arrivée à l’école de Muñoz. 17h30 Début de l’atelier. Les participants du projet se sont préparés ils sont quelque peu nerveux, mais ils y arriveront. De nouveaux visages se joignent à nous et d’autres ne reviendront plus. Peut-être parce qu’ils travaillent, peut-être parce qu’ils doivent aider à la maison,… Et tout se déroule bien. Les participants ont fait un brainstorming et ont décidé leur projet. Ce sera une danse « El bale ». Fin de la rencontre à 19h30. Nous nous rendons rapidement compte que les ateliers ne pourront durer 3h00 comme nous le souhaitions. La barrière de la langue ainsi que la capacité de rétention du groupe exigent que le tout se fasse en 1h30, incluant une activité pour commencer, une pause et une activité pour clôturer l’atelier.

Mercredi 2 juillet. La routine commence à rentrer. Les activités sont de plus en plus adaptées aux capacités et intérêts des différents groupes d’âge. Constance et patience permet de continuer la routine. Près de 70 jeunes ce matin sont présents sur le Play. C’est beaucoup. Car seulement 4 des 6 participants peuvent être sur le Play. Bianca est en congée blessure, et Karine débute sa recherche sur les gens ayant des incapacités motrices. L’enquête lui en fait découvrir 8 qu’elle va rencontrer avec Dominique, une québécoise, enseignante - éducatrice spécialisée qui réside à Suncamp pour un mois qui souhaite l’aider dans ce projet. À la fin de leur avant-midi, elles ont fait un résumé des rencontres qui leur a été possible de faire. Sur le lot, il y a un jeune garçon qui a des problématiques au niveau des jambes, un jeune de 18 ans qui est en fauteuil roulant, une homme de 40 ans aussi en fauteuil roulant, qui ne peut sortir de chez lui parce que son entrée n’est pas adaptée, un homme aveugle, un homme ayant eu un accident qui a subi une opération à la tête et
Du côté de la formation, ce fut une rencontre fort pertinente sur les différents comités nécessaires à la réalisation de projet. Et les jeunes sont invités à inscrire leur nom dans le comité qui les intéresse. Pour terminer avec un jeu coop. Et l’on se dit à la semaine prochaine.
Jeudi 3 juillet. C’est la dernière journée d’animation sur le Play. Le groupe d’enfants est moins nombreux. Mais la discipline et la routine sont de mieux en mieux établies. On remarque qu’il n’y a plus de batailles et les doigts des animateurs sont de plus en plus libres.
En après-midi, le groupe se réunit pour effectuer l’évaluation de la semaine et la programmation de la semaine qui suit.
Nous terminons la journée avec la rencontre du Comité de développement pour faire un résumé de notre première semaine d’intervention et aussi pour présenter les parrains et marraines d’accueil aux participants. Marta Lantigua, la marraine de Rachel, l’accompagnatrice nous invite chez-elle. Pour l’occasion, elle a cueilli des fruits dans son jardin (mangues, chinola, papaye, caramboles, limes, pamplemousses) et nous fait goûter à la canne à sucre… Une belle découverte.
Vendredi 4 juillet. Deuxième journée éducative. Le thème du jour : économie. Les animatrices du jour : Anne Rachel et Sophie. La programmation de la journée : Déjeuner avec des produits locaux, visite de l’usine de Rhum Brugal, Rallye automobile, Épicerie et Jeux questionnaires. Une journée remplie d’informations et d’observation sur différentes sphères de l’économie du Pays.
Samedi 5 juillet. Première journée libre. C’est le temps du lavage, du ménage, des commissions et des activités personnelles. Ça fait du bien. Rachel, l’accompagnatrice se fait inviter par sa marraine pour une journée complète (17h00 à 16h00 le lendemain). Une expérience unique.

Semaine 3 : Deuxième semaine d’intervention
Dimanche 6 juillet. Journée communautaire. Tout le monde se rassemble au terrain de baseball pour voir deux équipes locales s’affronter. Musique, danse et plaisir sont au rendez-vous.

Lundi 7 juillet. C’est le retour au play. Que s’est-il passé? Il y a pas énormément d’enfants. Ont-ils cru que nous ne reviendrons pas… Ceux présents ont perdu certains principes au niveau du respect des autres. Mais on se rend compte que dans la routine et les règles des différents jeux il y a eu de l’intégration.
À la formation, les jeunes sont présents. De nouveaux visages se rajoutent. Ce soir, nous effectuons avec eux une activité nommée Règles de groupe. Pour se faire, nous les mettons dans la situation où ils se retrouvent sur une île déserte et doivent établir des règles pour que tout fonctionne sur l’île. La participation est excellente. Nous sentons qu’ils se dégênent et qu’ils prennent comprennent de plus en plus le but des formations. L’activité qui suit en est une sur les tâches. Pour expliquer ce qu’est une liste de tâches, nous leur faisons écrire les tâches quotidiennes à réaliser. Et là aussi nous obtenons une bonne collaboration de leur part. Nous repartons satisfaits. Le contact est bon et la barrière de la langue fait place à
Mardi 8 juillet. Nous arrivons sur le Play avec Diane, la propriétaire de Suncamp. Elle a ramasser des mangues et nous les donne pour que nous puissions les offrir aux enfants. C’est la joie sur le Play. Nous en avons suffisamment pour le nombre d’enfants présents. Ça a dérangé quelque peu la routine du matin. Nous nous rendons compte que nous n’avions pas prévu ce cadeau qui est venu influencer le déroulement. Ce matin Karine, dans le cadre de son projet, est allée chercher le jeune garçon pour l’amener sur le Play. Il s’est mis dans ses plus beaux habits pour l’occasion et était très content de faire des activités avec les autres jeunes.
En soirée, le projet de « bale » avance bien. L’exercice de tâches est repris pour les tâches du projet. Ils sont très motivés et proposent déjà plein d’alternatives et de solutions. Ils comprennent que ce sont eux qui réaliseront les tâches et que nous sommes là pour les encadrer et leur apporter notre support.
Mercredi 9 juillet. Ce matin, sur le play, ce fut plus facile. Les jeunes participent bien aux activités et les comptines et la routine favorisent et facilitent le déroulement. Ce matin, les jeunes ont droit à un atelier de fabrication de bracelet.
L’atelier du soir en est une sur la communication. Pour se faire, le jeu est celui de l’abri nucléaire, mais au lieu d’être des personnes que nous devons sortir de l’abri, et bien les jeunes doivent décider entre 20 éléments, 10 d’entre eux qu’ils pourront apporter avec eux sur l’île déserte pour assurer leur survie. L’exercice s’est bien déroulée, le bâton de la parole a été utilisé et tous se sont exprimés et ils en sont venus à un consensus. Et une fois de plus, nous nous disons à la semaine prochaine.
Jeudi 10 juillet. Dernier matin de la semaine sur le play, l’évaluation est positive. On observe des changements dans le comportement de certains enfants agressifs. Comme nous sollicitons la bonne entente et le respect de l’autre et que nous agissons à titre de modèle, nous nous rendons compte de l’impact graduellement de notre intervention. C’est très valorisant.

En après-midi, évaluation et programmation. C’est de plus en plus facile.
En soirée, rencontre du comité de développement pour le rapport de la semaine. Rachel est demandée pour la prière d’ouverture de la rencontre. Cette semaine et pour les prochaines, nous avons invité les participants à faire la présentation du rapport. Pour la première fois, c’est Thierry qui se lance. Karine aussi prend la parole. Cette fois, c’est pour faire la demande au comité de la possibilité de prendre des roches et du gravier dans la rivière pour la consctruction d’une rampe d’accès pour un homme en fauteuil roulant. À ce moment, nous les informons que les participants du PAL seraient prêts à le faire le dimanche à 14h00. Afin de ne pas nous laisser faire la job à bras tout seul, le comité de développement s’est mobilisé pour que nous ayons de l’aide. Mais pas le dimanche, le samedi… Pick-up, pelles et bras supplémentaires.
Vendredi 11 juillet. Journée éducative. Le thème du jour : L’environnement. Les animateurs : Dave et Bianca. Levée à 7h00, départ à 7h30 pour Rio San Juan. Un tour de guagua. Nous nous rendons aux Lagunes Grigri. Un endroit exceptionnel. La faune et la flore sont assez différentes de celles que nous retrouvons à Muñoz. Avant de commencer, l’expédition, les animateurs nous ont remis les indications un rallye photo. Durant l’expédition nous devions prendre en photo des palétuviers, des mangores, des grottes, des hirondelles, des vautours, des barques, des pêcheurs, des cocotiers, … à mi parcours, nous nous sommes baignés dans une piscine naturelle et avons arrêté pour manger à la plage. Là, nous attendaient des activités, sur la moyenne de pluie par mois, sur différentes plantes et leur propriété à guérir, un questionnaire. Nous sommes repartis pour prendre le guagua avant 15h30.
Samedi 12 juillet. Journée libre jusqu’à 15h00. Activité de ramassage de roches et de gravier pour la rampe d’accès. En moins de 2 heures tout était terminé. Il ne reste plus que le ciment et les deux bénévoles pour la construction au courant de la semaine. L’homme pour qui est destiné les travaux nous a remercié et nous a dit que ce que nous étions en train de faire là pour lui valait plus 1 000 000 de pesos. Nous avons très hâte que ce soit terminé et de le voir sortir de chez-lui.

dimanche 13 juillet 2008

Le Mot de Thierry


Depuis mon arrivée...
Depuis mon arrivée ici j’ai découvert le monde éclaté et merveilleux qu’est la République-Dominicaine. Un monde chaleureux qui se dévoile un peu plus à chaque jour. La population de Muñoz nous montre grandement l’appréciation qu’ils ont pour notre travail, nous qu’ils ont surnommé la S.W.A.T. team du Québec. Que ce soit sur le Play avec les enfants, à l’école avec les jeunes adultes, ou en aidant un homme en fauteuil roulant en lui faisant une rampe de sortie de sa maison dans le Bateye. Je sens que le monde ici nous apprécie et en plus, je rencontre des québécois en voyage qui sont tous prêt à mettre la main à la pâte pour nous aider. En bref, ce que je suis témoin ici c’est d’un univers de partage extraordinaire.

Il est malgré tout nécessaire, voire même obligatoire, de dire ma grosse frustration de la République dominicaine, Le tourisme. Comme me dit mon parrain de la République, Chino, des touristes, il y en a de toutes sortes. C’est dur à concevoir mais ici, ce que touriste veut, c’est touriste à! C’est sûr qu’il ne faut pas se méprendre car il y a beaucoup de voyageurs qui sont conscientisés par les problèmes du pays et qui ont droit à un moment de repos à la plage. Ma grande difficulté se repose sur le tourisme dans la ville de Muñoz. Il n’est pas rare de voir sur la route typique de Muñoz des gringos et gringas qui se promènent à cheval ou en 4 roues et qui profitent du paysage, dont la population fait partie, comme s’ils étaient dans un zoo. Je ne crois pas nécessaire de m’éterniser sur le sujet quand même délicat qu’est le tourisme sinon de dire que c’est le meilleur gagne pain que peut avoir un Dominicain.

vendredi 11 juillet 2008

Mot de Dave


Bonjour tout le monde du Québec!
Je vis de beaux et heureux moments en République Dominicaine. Le travail me motive beaucoup. Les dominicains et haïtiens sont très gentils et accueillants. Mon espagnol devient meilleur. Cependant, je me suis vite rendu compte que polygamio ce n’est pas Pohénégamook. Les trottoirs sont tellement pas larges que la pancarte prend toute la place. De plus, elles s’en viennent vite quand tu ne regardes pas devant, je l’ai appris. Aussi, j’ai appris des jeux typiques dominicains, dont le domino et la mango. Le principe du jeu est d’évite d’avoir la mangue sur la tête. En avoir une sur la caboche ça fait pousser une bosse de la grosseur d’une mangue. Je passe des moments inoubliables avec 6 belles québécoises et un québécois qui se fait passer pour un dominicain tellement il est bronzé. J’aime beaucoup mon groupe.
Hasta la semana proxima!


Dave

Mot de Karine


Des actions d’intégration
Depuis notre arrivée, plusieurs succès ont montré l’importance et l’appréciation de nos actions dans la communauté. À part de ceux remportés par nos activités auprès des enfants et par les formations offertes aux jeunes adultes, je peux témoigner de ceux récoltés dans le cadre d’un projet spécial que je réalise pour la Fondation en adaptation motrice du Québec, qui vise à améliorer la qualité de vie de personnes à mobilité réduite grâce à l’intégration du loisir dans leur quotidien. Un homme en fauteuil roulant depuis un grave accident de moto il y a 12 ans, n’a aucune possibilité de sortir de chez lui depuis toutes ces années. Grâce à la mobilisation de bénévoles qualifiés et de l’aide de la communauté, des travaux seront effectués afin d’adapter son entrée et lui permettre de reprendre contact avec la communauté et d’accéder à une vie sociale plus épanouie. Il y a aussi un jeune garçon qui est né avec des problèmes aux pieds et qui a dû subir plusieurs opérations pour pouvoir marcher. Il habite loin et ne peut bénéficier des activités offertes pour les enfants de Muñoz. Je vais donc le chercher tous les mardis matin afin qu’il puisse vivre cette expérience unique, qu’il développe ses capacités motrices et qu’il renforcisse sa confiance en lui en se faisant de nouveaux amis. Pour ma part, je me sens ici comme chez nous et c’est avec tous ces petits succès que je peux témoigner de la crédibilité de mes actions et du changement apporté dans la communauté grâce à l’intégration du loisir.
Karine Cloutier

Des participants qui proviennent de différentes régions du Québec


Courrier Frontenac


Actualités / Jeunesse
23 Juin 2008 à 09h44
Un projet en République dominicaine

par Daniel Duplessis, rédacteur en chef

Bianca Carrier, originaire de Thetford Mines et étudiante en Techniques d’intervention en loisirs au Cégep de Rivière-du-Loup, quittera le pays le 24 juin prochain pour un séjour de six semaines en République dominicaine dans le cadre du projet Action loisirs, initiative destinée à appliquer le loisir humanitaire, en compagnie de huit autres personnes.Les actions qui seront menées par le groupe pendant ce séjour relèvent de trois domaines : l’offre d’activités ludiques d’éducation centrée sur la sensibilisation, comme un camp de jour et de l’animation de terrain de jeu, l’offre de formation en leadership, en animation d’activités et en entraînement de sports pour les jeunes adultes du milieu, ainsi que la concertation de la population à l’accessibilité des infrastructures de loisir de la jeunesse.

mardi 8 juillet 2008

Le Mot d'Anne Rachel




Ici…




Ici, le temps ne compte pour personne excepté pour soi-même. Les secondes s’écoulent à la vitesse de la lumière et nous en sommes déjà à la moitié du projet. Nous voulons tant accomplir que la communauté ressent notre énergie et notre motivation. Ils sont très coopératifs et nous soutiennent quand nous avons besoin d’aide. Les objectifs que nous nous étions fixés au départ prennent un tout autre sens. En s’imprégnant de la culture d’ici, on constate à quel point on est choyé au Québec de ne pas avoir besoin de tous ces efforts pour les petites commodités de la vie, pour l’éducation, pour la santé, pour tout en bref. Le travail à faire ici est immense et nous reviendrons chez nous la tête remplie de nouvelles idées pour la prochaine édition du projet.

Anne Rachel

Le Mot de Bianca



Il était une fois en République Dominicaine . . . . .



. . . . . . après avoir pris l’avion à Montréal un certain mardi de la St-Jean Batiste à 3heures du matin, je suis enfin partie pour Muñoz pour emménager dans une petite maison qui allait devenir la mienne pour 6 semaines. Depuis deux semaines, j’ai découvert une nouvelle culture et des choses très intéressantes. C’est tellement le fun de voir à quel point les gens peuvent être accueillants et chaleureux ici. Les gens ont tellement peu mais ils peuvent être tellement heureux à la fois que je me rends compte à quel point on peut en demander beaucoup nous quand on est au Québec. Aussi, je trouve que les enfants ici sont tellement « cute ». C’est fou à quel point 8 Canadiens peuvent leur apporter, en si peu de temps. Les premiers jours que nous nous sommes promenés dans le bateys, on n’avait pu assez de mains pour les enfants qui nous suivaient. C’était magnifique! J’adore les « tit moun » d’ici. C’est comme ça qu’on dit les enfants en créole !! Eh oui, en plus d’apprendre l’espagnol, on doit se confronter à une autre langue, le créole. C’est pas si pire parce que ça ressemble beaucoup au français, mais à part dire « merci en pile », soit merci beaucoup, ce n’est pas toujours évident. Sinon, j’adore pouvoir manger les bons fruits d’ici. Ici, les mangues nous tombent sur la tête, et on peut en ramasser à peu près une vingtaine par jour juste sur le terrain de Suncamp en plus des ananas qui sont délicieux, et j’en passe. J’adore la vie d’ici, le rythme dominicain et encore plus. En plus, je peux dire que je suis la première du groupe à avoir visité la clinique médicale de Puerto Plata. Je ne peux pas dire que c’est une chance mais je peux affirmer que les soins ici, (seulement à la clinique privée où je suis allée), sont excellents. Eh oui, j’ai dû avoir 4 points de suture parce que je suis tombée à ma première journée avec les enfants dans le bateye. Ça fait déjà une semaine de cela et c’est seulement ce matin que j’ai recommencé à aller avec les enfants. Mais sinon tout se passe bien et j’adore la vie en République Dominicaine !!


Bianca Carrier

Le Mot de Sophie


Après deux semaines ici, on sait vraiment qu’on est en République Dominicaine;





· Quand il faut faire attention aux pluies de mangues;
· Quand on sait réellement ce que « se fuy la luz » veut dire;
· Quand ça prend 1 heure et 5 dépanneurs pour avoir des patates;
· Quand plus d’un hommes veulent t’inviter à danser en même temps;
· Quand lorsque tu te baignes tu cherches des courants d’eau froide;
· Quand l’on trouve que 6 dans un taxi ce n’est pas beaucoup;
· Quand on trouve que payer 30 pesos pour quelque chose c’est cher;
· Quand on peut acheter qu’une seule cuillère de riz, une cigarette ou un Halls;
· Quand tu te rends compte qu’un touriste paye 30$ US pour un taxi qui n’en coûte que 20 pesos (66 cent US);
· Quand même les moustiquaires et les chaises sont réparés avec du ciment;
· Quand tu te rends compte qu’il existe une police pour les poules;
· …

Sophie Côté

mercredi 2 juillet 2008

Des images de la première semaine ...

La première visite du Play "endroit où sont réalisées les activités avec les enfants. Ainsi qu'un premier contact avec les enfants qui viendront plus nombreux la semaine suivante.


Ensuite, nous avons fait la visite d'une école dans le bateye, les enfants font des dessins d'animaux avec leur professeur Evan. Il y a aussi deux bénévoles anglophones qui aident.

La rencontre du Consule honoraire du Canada à Puerto Plata, Monsieur Tim Hall.

La journée éducative traitant le thème du tourisme. Pour l'occasion il y a eu une visite de la Montagne Isabela ainsi qu'un après-midi à la plage.


Vous voulez voir plus de photos ... allez à l'adresse suivante

Nous pouvons y voir la première semaine... les photos de la deuxième semaine seront disponibles bientôt.